16 déc. 2010

Wang, encore


Encore un thé de la famille Wang, basée dans le village de YiWu lui-même situé dans la montagne du même nom (voir du même producteur : Or violet et Cha Gao).


C’est une galette de pu erh brut pressée en seulement deux exemplaires, avec des feuilles d’automne 2010. Les feuilles en question ont été achetées par Wang sous forme de maocha à un petit producteur qui se situe dans la même montagne, mais dans le village de San He She. Les théiers en question sont des vieux arbres, je n’ai pas plus de précision : vieux arbres sauvages ? vieux arbres d’une plantation ? vieux comment ?
Je remercie Olivier pour le « yiwu-sourcing » de cette galette. C’est en effet lui qui a donné carte blanche à Wang (qui n’avait plus de maocha de ses propres arbres) pour trouver le meilleur maocha du coin et en presser deux galettes.

Déballons.




La qualité de cette galette saute aux yeux : riche en bourgeons, travail des feuilles, mélange des couleurs, pressage... L'odeur n'est pas spectaculaire mais assez agréable, il s'agit quand même d'un pu erh qui n'a que quelques semaines (bien que cela ne veuille pas dire grand chose...) !

Les quelques feuilles que je vais infuser, très facilement extraites de la galette :


Un pu erh assez singulier lors des premières infusions : une liqueur très pure, souple et parfumée, sans aucune astringence ni amertume. Très végétale, peu boisée, peu épicée, vraiment très douce. Je n'y ai pas retrouvé la puissance des jeunes pu erh que j'ai déjà bus, mais plutôt une gamme d'arômes toute en finesse qui participe à l'élaboration d'une liqueur très agréable en bouche.


Au bout de cinq ou six passages, le thé évolue vers un rendu beaucoup plus typé "jeune sheng", avec toujours cette extrême douceur (typique YiWu ?). Vraiment délicieux, un modèle de pureté et de douceur (je me répète là, non ?).


Bref, une très belle galette, un très bon pu erh qui, d'ici quelques mois, aura eu le temps de se "poser" un peu et qui n'en sera certainement que meilleur.


3 commentaires:

Francine a dit…

Heureuse de constater que tu as retrouvé tes sens! Superbe galette, mais la couleur du breuvage est bien pâle, as-tu une explication?

Sébastien a dit…

Avec les très jeunes pu erh, j'ai toujours des liqueurs très pâles lors des premières infusions (la photo que j'ai faite ici était la première infusion). Par la suite, en augmentant les durées, on passe du jaune pâle à l'orangé.
Bref, je n'ai pas vraiment d'explication, c'est plutôt un constat.

Olivier a dit…

C'est en effet une galette très belle et vraiment très agréable (content d'en avoir le second exemplaire ;) )

avec toujours cette extrême douceur (typique YiWu ?)

En effet, bien que traditionellement YiWu à la réputation de produire des thés trés équilibrés entre masculin et féminin... les thés de Yi Wu sont, dans leur grande majorité, très doux et ronds...

vieux arbres sauvages ? vieux arbres d’une plantation ?

Arbres de vieille plantation, sans aucun doute. Je sais mme pas si il y'a encore des arbres sauvages à Yi Wu (probablement pas ou excessivement peu). Par ailleurs une très grande proportion des vieux arbres de Yi Wu ont étés coupés durant la révolution culturelle... et sont désormais des "jeunes arbres sur des vieilles racines" (ce qui leur procure globalement les trais aromatiques de vieux arbres.