23 oct. 2010

Tie Kwan Yin impérial


Un Tie Kwan Yin "impérial" reçu des mains de Francine (La Théière Nomade) à l'occasion d'un rapide échange d'échantillons. Ce thé vient du Fujian et c'est sans doute le plus célèbre des wulong, le fameux thé "Déesse de Fer de la Miséricorde".

Le temps plus que maussade que nous subissons aujourd'hui m'a donné envie d'un thé "vert" aux notes florales, histoire d'oublier un peu la pluie quelques instants.

Très belles feuilles qui dégagent un parfum puissamment floral mais ni entêtant ni opulent : assez frais et "naturel". Pas de lourde note de fleurs blanches, très bonne fraîcheur de wulong peu oxydé.


La toute première tasse à sentir a été vraiment superbe. Je n'avais pas bu de Tie Kwan Yin depuis un certain temps, je me suis enivré de ce parfum avec délectation !

La liqueur, dorée et tirant sur le vert, est très souple et agréable en bouche. Les parfums sont fidèles aux feuilles sèches : une note florale subtile mais bien présente, et une vraie fraîcheur qui sublime les arômes. L'arrière-goût assez long, tout en douceur, et ce thé - malgré son absence d'amertume et d'astringence - est assez stimulant.



De très nombreuses infusions, qui m'auront donné une liqueur assez riche jusqu'à la fin.
Les feuilles sont assez peu abîmées, certaines sont vraiment magnifiques. C'est je crois la première fois que j'observe cela dans un Tie Kwan Yin. Ceux que j'avais bus jusqu'à présent étaient constitués de feuilles davantage déchiquetées.


Bref, un thé de grande qualité, qui a un peu ensoleillé cette journée de pluie. Merci Francine pour cet échantillon !


19 oct. 2010

Thé rouge Mengku "vieilli"

Thé rouge de chez Mengku, vieilli (de 2008).

Pas de texte aujourd'hui, pour cause de réforme des retraites.

Pas content ! Pas content !

 C'est dommage, il était bon ce petit thé rouge...








17 oct. 2010

G38 Emerald


Tenez-vous bien, ce thé vert n'est pas chinois. Enfin presque, il vient du Népal, qui a une frontière commune avec la Chine (depuis peu il est vrai...)

C'est une récolté d'été 2010 de Guranse (G38 "Emerald"), je ne sais pas trop à quoi rime cette dénomination, mais peut importe.
Il vient du Palais des Thés, tout comme les 2 thés verts précédents. Promis, c'est le dernier, après je retourne à mes mini-tuos !

Les feuilles vont du blanc argenté (bourgeons) au vert foncé, et offrent dans le zhong préchauffé un parfum un peu végétal, surtout torréfié.

Je l'ai goûté 2 fois : un premier essai en dosant généreusement, infusant plusieurs fois mais rapidement.
- les parfums ont beaucoup de mal à sortir,
- arrière-goût faible, peu de tenue en bouche,
- du coup pas grand chose à en dire.

La deuxième fois, dosé légèrement et infusé plus longuement.
- amertume un peu trop forte,
- long en bouche mais pas très agréable (un petit côté métallique),
- franches notes végétales.


Du coup je pense avoir fait les 2 extrêmes. Le troisième essai sera le bon.

Ce n'est certainement pas le thé vert de l'année, mais je pense qu'il remplira honnêtement son rôle (me faire patienter jusqu'au printemps prochain) lorsque je maîtriserai l'art d'infuser un thé vert d'été Népalais.


Les feuilles... hum, de la bouillie.

16 oct. 2010

Tuo 10 (1993) - M3T

Un nouvel échantillon de la M3T, toujours grâce à Julien. Pour une fois c'est un puerh cru, il date de 1993, c'est le Tuocha n°10.


Quatre grammes non pas de feuilles mais de miettes (le problème des tuo ou des champignons est qu'ils sont souvent très compact et qu'il est difficile d'extraire des morceaux sans tout casser).
La couleur me semble aller avec son âge, et l'odeur est très, très prometteuse.
Dans le zhong chaud, les parfums sont sublimes. Du vieux, du bon vieux chaleureux, riche et authentique.

Rinçage, infusion (45 secondes) : la couleur de la liqueur est sublime (voir photos ci-dessous, qui ont en plus bénéficié de la lumière du soleil couchant). Les parfums sont superbes, et le goût ainsi que la présence en bouche sont du même niveau. C'est très bon.
Alors juste pour pinailler, mais c'est peut-être dû à mon infusion un peu trop longue, l'amertume est un tout petit peu trop présente et du coup je trouve que ça dénote avec la chaleur, la rondeur dégagées par ce thé extrêmement riche. Le rendu final est du coup paradoxal.


La deuxième infusion (30 secondes) est du même niveau. J'en perds mes repères : entre ce thé et les très bons shu également fournis par Julien, il y a vraiment certaines sensations identiques.
Il y a tout de même une toute petite acidité résiduelle qui me perturbe.
À part ça, rien à dire, juste à apprécier et à déguster.


Les (nombreuses) infusions suivantes m'ont tout autant ravi, et il faudrait vraiment être difficile pour ne pas aimer ce puerh.Hormis le petit déséquilibre (à mon goût) décrit plus haut, c'est avec grand plaisir que j'ai dégusté ce tuo n°10. Merci Julien :)


LinCang 2004 - Terre de Chine

Encore un échantillon de Julien, un pu erh cru de 2004 provenant de Terre de Chine, et étiqueté 'LinCang'.


Les feuilles sont très foncées, on dirait un mélange entre un thé violet et un puerh cru.
Dans le zhong chaud, l'odeur est assez relevée, et comporte une évidente note de fumé, ce qui est assez inhabituel pour moi dans un puerh cru, jeune de surcroit.

Rinçage, inf. #1 (30 secondes).
C'est assez étrange : les arômes sont plutôt faibles (comme si l'infusion était trop courte) et en même temps ceux que je perçois sont assez prégnants pour que je les trouve relativement désagréables. Ils ne sont pas sans me rappeler un mini-tuo que je n'avais pas aimé (toutes proportions gardées). On dirait du... du dashi, la poudre à base de bonite qui sert à faire la soupe Miso japonaise. Toujours est-il que ce pôle marin est incongru. Dans le couvercle du zhong, les notes de fumé et de torréfaction dominent. Quel mélange !
Au nez, on dirait presque que c'est un thé de la famille des wulong du type Da Hong Pao et compagnie. Ça ne sent pas le puerh !


Inf. #2 (1 min.) : pareil.

Inf. #3 (3 min.) : ça commence à ressembler à un puerh, mais très diminué et qui, en fin de vie, tirerait sur le sucré...

Inf. #4 (5 min.) : pareil. Une vague impression de puerh, mais une liqueur un peu "collante", sucrée et molle en bouche. Ce goût de dashi / Da Hong Pao pour le moins insolite me reste collé au palais.

...

Je n'ai absolument rien compris à ce thé.


Lu An Gua Pian


Même provenance que le thé vert d'hier, pour la même raison : il m'est inconcevable de passer 6 mois sans boire de thé vert !

C'est donc l'occasion de goûter - cette fois-ci c'est sûr, c'en est bien un - un Lu An Gua Pian. Ce thé fait lui aussi partie des "Ten Famous Chinese Teas".
Les feuilles, inégalement torsadées, ont différentes nuances de vert, et vont jusqu'à un vert très foncé tirant sur le bleu/violet. Elles ont un fort parfum végétal, presque iodé.


La liqueur de la première infusion (assez courte) me laisse une impression assez mitigée : c'est très "thé vert", très végétal mais pas vraiment parfumé comme le sont les Long Jing et Tai Ping Hou Kui que j'ai appréciés ou même le Huang Shan Mao Feng d'hier.

Les infusions suivantes ne me convaincront pas davantage : c'est un thé vert acceptable, mais les parfums sont assez limités : c'est monolithique, pas très fin et plutôt décevant. La petite amertume développée n'apporte rien de plus à ce thé, alors que pour d'autres elle permet de soutenir les arômes et de les mettre en valeur. Ce n'est pas le cas ici.


Note pour plus tard : dégotter un "vrai" bon Lu An Gua Pian, parce que si ce thé fait partie des 10 thés mythiques chinois, ce n'est certainement pas grâce à celui que je viens de boire.


Au niveau des feuilles, c'est un peu le carnage...

15 oct. 2010

Huang Shan Mao Feng

En manque de thé vert (mes provisions de Long Jing et de Tai Ping Hou Kui étaient complètement épuisées), je suis allé faire les fonds de tiroir du Palais des Thés. Effectivement, il ne leur reste pas grand chose en "thés rares et éphémères"...

Du coup j'ai pris (entre autres) un peu de Huang Shan Mao Feng (récolte 2010). C'est un thé vert de l'Anhui dont le nom signifie « Pointe duveteuse des Montagnes Jaunes ».


Pas si duveteuses ni pointues que ça, les feuilles sont assez fines, de forme et de taille peu homogènes, et d'un beau vert/kaki. Dans le zhong préchauffé, elles dégagent un très beau parfum végétal exempt de toute note de torréfaction.

Pas de rinçage, infusion d'une petite minute.

La liqueur est très claire (j'ai peut-être été un peu juste en dosage), mais étonnamment elle a une belle présence en bouche. Souple mais un peu acide, douce mais fraîche et végétale, cette liqueur plutôt en contrastes. Assez différent des autres thés verts que j'ai pu boire jusqu'à présent, je retrouve tout de même dans ce Huang Shan Mao Feng les caractéristiques des thés chinois que j'affectionne particulièrement (en vrac) : notes végétales, fraîcheur, raffinement, légères notes de torréfaction, combinaison subtile et indéchiffrable de parfums végétaux/légumes ...
Ce Huang Shan Mao Feng me plaît assez, exceptée cette petite acidité que j'ai déjà rencontrée cette année dans un Long Jing.


La deuxième infusion, un peu plus poussée, fait ressortir une légère astringence qui accompagne très bien les arômes au fond de la gorge et augmente leur tenue dans le temps. En revanche, l'acidité est toujours là.
Ce thé doit gagner à être franchement dosé, et infusé plus court. La prochaine fois !

La troisième infusion ne donne pas grand chose, sans doute à cause de la deuxième qui était trop longue (toujours faute au sous-dosage pensé-je).

Les feuilles, pour une fois, ne sont pas trop trop abîmées, comme c'est souvent le cas pour les thés de cette boutique. Il y en a de très belles et l'infusion comporte pas mal de bourgeons.


Bilan plutôt positif donc pour ce thé vert que j'ai bu avec plaisir (c'est quand même bien le principal), et me voilà armé pour attendre le printemps prochain. Je ne me voyais pas patienter 6 mois pour assouvir mon besoin matinal en thé vert :)