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22 janv. 2016

Just a pic : Master Fang's Spring Bai Mu Dan 2014


Après le Bai Mu Dan d'automne de M. Fang, 
voici la version de printemps de la même année (2014).


Bizarrement, les feuilles sont moins spectaculaires. 
Mais en fin de compte c'est plutôt logique (enfin, j'imagine) :
les pousses de printemps sont récoltées toutes petites, alors que 
les feuilles d'automne auront eu davantage de temps pour croître.





Ce thé blanc de printemps m'a semblé moins "frais" et moins vif 
que la version d'automne, mais il a néanmoins conservé une belle
pureté, et l'atmosphère fraîche et énergique qui s'en dégage est 
vraiment très agréable en bouche. 



Là encore je retrouve dans ce Bai Mu Dan un côté "thé rouge",
une belle qualité de liqueur mais je reste un peu sur ma faim, 
je pense que je ne serai jamais un grand fan de thés blancs. 


16 janv. 2016

Just a pic : Master Fang's Autumn Bai Mu Dan 2014


Aujourd'hui dans mon gaiwan, un thé blanc de l'automne 2014, 
un Bai Mu Dan façonné par Master Fang et sourcé par Postcard Teas.

Feuilles sèches spectaculaires,
premières infusions époustouflantes de fraîcheur et d'énergie,
les suivantes seront plutôt surprenantes par leur rondeur et 
leur côté "thé rouge / Bai Hao".

Endurance exceptionnelle, excellente tolérance aux 
infusions à l'eau bouillante, c'est assez bluffant.

Le reste en images.













30 sept. 2015

Yang Ming Shan White


Photo ci-dessus, ce morceau de thé compressé ressemble 
fortement à du puerh brut, mais ce n'en est pas.

C'est un thé de chez Akira Hojo, un thé blanc récolté 
à environ 2300m d'altitude, sans pesticide ni engrais
 (natural farming), je ne dispose pas d'autres informations.

Photos @Akira Hojo

Le parfum des feuilles sèches est assez particulier,
dans le sens où ça ne ressemble à rien de connu.
Une touche de jeune puerh brut, un soupçon de thé 
vert chinois, une bonne dose de thé blanc (j'imagine),
mais aussi des accents très thé rouge, voire darjeeling.


Ces grands morceaux de feuilles disparates et totalement 
hétérogènes délivrent une belle liqueur, très pure, d'un jaune vif, 
on se croirait vraiment en train d'infuser un jeune puerh brut.


Bon et ça donne quoi ce Yang Ming Shan White ?
Eh bien c'est totalement inclassable, mais je dois
reconnaître que c'est très bon : super clean, une texture
fine et souple, une belle longueur en bouche, et des parfums 
qui partent un peu dans tous les sens. Un vrai festival.


Le parfum dans le fond de la tasse me fait terriblement 
penser à du puerh, les accents floraux sont ceux d'un darjeeling ou 
d'un wulong très oxydé, la fraîcheur est celle d'un thé vert, 
la douceur celle d'un thé blanc, bref ce Yang Ming Shan brouille 
totalement les pistes mais se montre très charmeur.


Je suis bluffé par l'endurance incroyable de ces feuilles de thé blanc,
je n'aurais jamais pensé qu'elle supporteraient aussi facilement 5, 10, 
voire 15 ou 20 infusions successives sans broncher 
(bon, faut dire, le dosage était très généreux).


Au bout de quelques infusions, on a droit à un petit retour 
sucré et fruité qui vient compléter le spectre déjà 
très vaste des arômes développés par ce thé. 

Coup de maître pour Akira Hojo qui nous offre ici un 
ovni très convaincant, pour peu que l'on prenne le parti 
de se laisser flotter entre différents univers théistiques. 

Ce Yang Ming Shan White est tantôt rouge, tantôt puerh, 
puis laisse place à des sensations d'Oriental Beauty et de darjeeling. 
Dommage que sur la fin ce soit plutôt le côté thé rouge 
qui domine un peu le rendu, mais tout de même, c'est beau, 
c'est frais, c'est bien fait, et à ~45€ la galette de 200g, 
j'avoue, c'est tentant.


Un grand merci à David pour l'échantillon !

20 mai 2011

Aiguilles d'argent


Mon expérience et mes connaissances en thés blancs sont extrêmement limitées. C'est donc avec beaucoup de plaisir que je m'apprête à déguster un "Silver Needle" sélectionné par Akira Hojo, dont la réputation n'est plus à faire (aussi bien sur la qualité de ses thés que de ses théières).

Les thés blancs sont ceux qui sont le moins travaillés, Akira détaille sur son site les étapes de fabrication de ce Silver Needle du Fujian :

- après la cueillette du thé, on ôte les feuilles pour ne conserver que les bourgeons (opération manuelle).
- les bourgeons sont alors étalés précautionneusement sur des claies en bambou, dans un local bien aéré ou au soleil (attention, pas trop fort le soleil). L'objectif de cette flétrissure naturelle est de faire perdre aux bourgeons 70 à 80% de leur humidité.
- le thé est ensuite séché "naturellement" pendant une journée, grâce à l'action du soleil et du vent, puis un deuxième séchage plus chaud (30 minutes dans un panier en bambou placé sur un feu) vient encore réduire le taux d'humidité des feuilles.
- le thé est alors trié une nouvelle fois (on ôte les brindilles et les débris) puis re-séché : le taux d'humidité tombe à 4 ou 5%, il est immédiatement emballé (encore chaud).


D'après Akira, les bourgeons de thé blanc ainsi emballés vont, dans le sachet, dégager de l'humidité qu'ils réabsorberont ensuite. Au final, le thé conservera 8 à 10% d'humidité résiduelle.

Notez qu'à aucun moment les feuilles - ou plutôt les bourgeons - n'ont été "manipulés" : aucun "flétrissage", roulage, pas de compression, de martelage, etc...

L'odeur des feuilles sèches est sans surprise : frais, végétal, vert, frais, frais.


"Flavor Is Just Like A Breaht Of Spring"
c'est la promesse d'Akira pour qui dégustera ce Silver Needle.


Pour la préparation de ce thé, j'ai suivi consciencieusement les conseils d'Akira Hojo :

- placer 3 grammes de thé dans un grand verre préchauffé (150/200ml).
- verser un tiers d'eau à 90°C
- incliner doucement le verre de gauche à droite pour éviter que les bourgeons ne restent à la surface sans toucher l'eau
- au bout de deux minutes, verser le reste de l'eau
- laisser infuser 2 à 3 minutes en profitant du spectacle (les bourgeons descendent au fond du verre, puis remontent).


Je dois dire que spontanément je n'aurais pas du tout procédé de la sorte. J'aurais infusé moins chaud et moins longtemps. Akira explique qu'au contraire, étant donné que ce Silver Needle n'a pas été "travaillé", il a besoin d'être infusé plus longtemps.

La première infusion, très pâle mais sans être incolore, est tout à fait fidèle à la description d'Akira Hojo, et à ce que pouvaient laisser présumer les feuilles sèches : très frais, doux, moelleux et végétal. L'arrière-goût est du même style, mais ne reste pas dans la gorge : il se localise plutôt sur l'avant de la bouche et laisse une sensation de fraîcheur durable.


Deuxième infusion, un peu plus longue : liqueur identique, toujours très fraiche et parfumée, extrêmement agréable en bouche et à la déglutition. Ce thé sera parfait pour les chaudes journées à venir.


Troisième et dernière infusion, moins intéressante mais toujours agréable.

Finalement, j'ai bien retrouvé dans ce Silver Needle tous les éléments que j'aimais dans le seul autre thé blanc que j'ai goûté : de la fraîcheur, du végétal, du vert ; et bien que je n'aie pas bu de Yue Guang Bai depuis un moment, ces deux thés me semblent assez proches (un goût de thé blanc, quoi). Le Silver Needle d'Akira Hojo est certes plus fin, plus abouti, plus travaillé et subtil, mais dans la tasse, la différence n'est pas proportionnelle à l'écart de prix selon moi.


N'ayant que peu d'expérience en la matière, je ne suis peut-être pas apte à apprécier les subtilités de ce thé blanc. Cela dit je n'ai absolument rien à lui reprocher : c'est un superbe thé, une cueillette magnifique, des bourgeons splendides. Un goût de printemps assurément. Akira l'avait bien dit :)


Les bonnes surprises n'étant jamais là où on les attend, j'ai été très agréablement surpris par la méthode d'infusion préconisée par A. Hojo. J'avais déjà vu, à plusieurs endroits (blogs, sites...) des photos d'infusions dans des grands verres mais je ne m'y étais jamais risqué (choisissant le gaiwan systématiquement).
Grâce au tutoriel très détaillé d'Akira Hojo, la préparation de ce thé blanc fut très réussie et je suis conquis par ce mode d'infusion. A retester sur des thés verts !

30 juin 2010

Blind test #2

Pour ce deuxième blind test, je suis sensé infuser ces espèces de bourgeons/fleurs/bidules végétaux.



Je n'ai pas la moindre idée de la provenance de ces "choses" ; ça sent un peu comme un thé blanc : frais, un peu citronné, mais en plus léger.

Bon. Infusons. Genre de l'eau pas trop chaude, 2 minutes.



Ah, c'est sûr que ça me change du pu erh cuit : la liqueur est quasi incolore. Les arômes sont plus puissants au nez qu'en bouche. Le côté citronné et végétal ressort bien au nez, alors qu'en bouche on n'a qu'une sensation de fraîcheur.
Bon, c'est pas mauvais mais c'est pas terrible non plus, pas loin de l'insipide.
Faudrait que j'essaie d'infuser un peu de gazon dans mon zhong, pour comparer. Bon, j'exagère, mais c'est quand même pas exceptionnel.
Deuxième infusion pour être sûr : même constat, c'est buvable, mais rien de transcendant.

Olivier, qu'est-ce que tu m'as fait boire ?



7 avr. 2010

Thé blanc primeur

Dégustation d’un thé blanc : Yue Guang Bai, printemps 2010

Magnifique cueillette composée de superbes bourgeons très duveteux et de feuilles plus foncées. Celles-ci sont très sèches, presque cassantes. On dirait des feuilles mortes, mais le parfum qui sort du sachet laisse présager qu’au contraire, elles ont plein de choses à dire : un nez très frais, qui rappelle à la fois les herbes aromatiques et les tiges sèches.


Odeur des feuilles sèches dans le zhong chaud : un pôle verveine, presque menthe, prend le dessus.

Feuilles rincées : on retrouve dans le couvercle du zhong des odeurs de foin, d’étable, de campagne que je ne sais pas bien identifier mais qui sont assez semblables à celles que j’ai aussi pu détecter dans un pu erh cru dont je vous parlerai bientôt.

Première infusion : liqueur très veloutée, très agréable, d’un beau jaune pâle, qui donne en premier lieu une formidable impression de fraicheur (on retrouve là encore des notes de menthe ou de verveine), intimement liée à des parfums de végétaux secs (brindilles…). Mais le deuxième visage de ce thé, c’est une sorte de puissance qui rappelle un darjeeling de printemps, la violence de l’astringence en moins : un premier abord très très frais, preque épicé (toujours cette omniprésence un peu « menthe »), et on garde un nez un peu citronné.
Pour schématiser, on a l’impression de boire un Perrier citron (sans les bulles) mélangé à un thé vert très frais et du Darjeeling de printemps !


Infusions suivantes : la liqueur fonce et s'arrondit au fur et à mesure de l’augmentation des durées d’infusion, la vigueur végétale du thé va en s’amenuisant pour restituer un bouquet plus sage, mais toujours aussi agréable et toujours aussi frais. Cette fraîcheur reste en bouche longtemps après la dernière gorgée et on peut même la sentir dans la gorge et la suivre dans l’œsophage.

Les feuilles, qui une fois humidifiées avait pris une belle couleur verte, prennent au fil des infusions une teinte plus uniforme, qui tire vers le brun / rouge, et les bourgeons enflent sans pour autant se dérouler.


Au bout de 5 ou 6 infusions, le thé s’assagit substantiellement, mais reste cependant plein de constance dans la profusion des arômes. On peut le pousser plus loin (9, 10…), mais pour moi, ce thé donne ce qu’il a de meilleur aux alentours des infusions 2, 3 et 4.


Il faut cependant que je refasse des dégustations,
je suis loin d’avoir en fait le tour !