2 févr. 2011

Passage à vide


Est-ce à cause de l'hiver qui semble vouloir s'éterniser, d'un rhume qui ne veut pas tout à fait guérir, des petits aléas de la vie qui prennent beaucoup de temps, de la fatigue ? Peut-être un peu de tout ça... en ce moment je n'ai plus assez de temps et/ou d'énergie à consacrer à mes thés. Je continue d'en boire, mais presque distraitement, sans ferveur ni passion. Par automatisme quoi.

Un petit passage à vide donc, rien d'exceptionnel, mais qui explique en partie l'absence de mise à jour ces derniers temps, et qui me pousse à prendre des raccourcis, à simplifier au maximum mes infusions. En ce moment, je choisis la facilité & la rapidité au détriment de la qualité.

7 commentaires:

Nicolas a dit…

Bonjour Sébastien,

Ce style de photo nous montre que tu n'as pas perdu le sens de l'humour ;-)

Amicalement
Nicolas

Philippe de Bordeaux a dit…

Cher Sébastien,

J'ai connu ces passages à vide Bloggueste qui semble indigeste : ils ne le sont pas pourtant:
l'important est que tu puisses en parler,c'est deja cela le bon signe.
Le détachement;si tu as trop la tête dans le guidon certes tu avances mais tu loupes tout le paysage,l'environnement.

Tiens pour te "rassurer" ce matin j'ai relu sur le site de Julien E. ces sages paroles:

"Le Sage taoïste se guérit de la maladie du savoir. Savoir que l'on ne peut savoir, c'est bien. Apprendre à désapprendre, c'est mieux. Faire le non-faire, dire le non-dire, savourer le sans-saveur et désirer le non-désir, c'est le summum. Le Sage magnifie le minime et attribue nombre au peu ; le Sage ne s'efforce point de faire grand : il fait grand par là même et tout s'aplanit devant ses pas (ch. 63). Cela doit assurément toujours aller dans le sens de la création et s'accorder avec les lois de la nature, sans jamais s'y opposer ni les forcer. Si l'on fait ce qu'il faut, la terre nous protège ; si l'on reste en « quiétude suprême », le ciel nous protège.
Celui qui connaît la Voie n'est pas savant ; celui qui est savant ne la connaît pas. Le Sage taoïste estime le fruit et laisse la fleur. Le naturel est simple ; c'est l'artificiel qui est compliqué.
Qui aspire à revenir au naturel doit tous les jours s'alléger.
Le détachement est la mesure du progrès dans la Voie. L'allégement a quelque chose de céleste, comme l'accumulation a quelque chose de terrestre.
La fréquentation du Mystère amène à s'alléger de tout ce qui s'oppose à une avancée dans ce Mystère : le grand obstacle à l'Illumination, ce sont les connaissances : processus infini et aussi indéfini, c'est la visée qui n'aboutit jamais.
À l'inverse, pratiquer le Dào, c'est entrer dans un processus de désappropriation, de diminution.
Cela vers le non-faire, et par là on se rend de jour en jour plus efficace puisque l'efficacité est située du côté du non-faire : le Sage est vertueusement désoccupé."

Amicalement .

. PHILIPPE .

Olivier a dit…

Un passage à une autre vacuité... c'était presque prédit...

Je tombe moi mme sur ton message après un long vide, un autre vide, celui du réseau, impossibilité depuis plus d'une semaine d'accéder à un réseau dé-censuré depuis là où je me trouve, coupé du monde en qq sorte... et quand enfin la monde s'est réouvert je tombe sur ton "vide" qui sans que tu puisse t'en rendre compte est déjà un plein face au vrai vide, la page blanche, renvoyée par un réseau censuré...

Je profite de cette dérive pour rappeller un évènement historique dans la petite histoire d'internet, la coupure totale de réseau qui à lieux en ce moment en Egypte (pays où j'ai de nombreux amis chers)...

Hormis le réseau de la bourse Égyptienne qui reste acessible, c'est donc 17 millions d'internautes qui sont totallement pivés de tout contenus... le vrai vide...

Amités et soutient à eux...

Francine a dit…

Que dire après d'aussi beaux messages... On a parfois besoin de se retrouver dans le silence pour mieux repartir. Tu nous as tellement gâtés par tes billets, que je ne peux que te dire merci, et à très bientôt, courage!

Julien ÉLIE a dit…

Merci Philippe pour avoir cité ces paroles. Dans l'un de mes derniers articles ici, sur le blog de Sébastien, c'est effectivement à cela que je faisais allusion. Le sans-saveur dans un (vieux) pu er est quelque chose de vraiment magnifique. Je me détache de plus en plus du goût du thé ; le plaisir de la dégustation n'est pas là à mes yeux. C'est un leurre du corporel et du terrestre. La Voie est autre, céleste. Elle s'élève avec les subtiles fragrances. Le goût descend, les effluves montent.

Olivier, la coupure du réseau n'était pas totale : les Égyptiens pouvaient surfer en RTC (ligne téléphonique). Le réseau devrait en outre être revenu à l'heure actuelle.

Sébastien, prends ton temps et regagne des forces. Tu profiteras encore mieux de tes thés lorsque tu seras complètement reposé et d'attaque. De nouveaux articles de qualité en perspective ! D'ici là, reste en veille autant de temps qu'il le faudra.

Olivier a dit…

(Je me permet de poursuivre ce petit hors sujet)

les Égyptiens pouvaient surfer en RTC (ligne téléphonique)

A condition d'avoir un provider RTC hors d'Egypte... rarissime tout de mme ;)

(Mais le réseau est en effet rétablit :) Bonne année à tous!)

Julien ÉLIE a dit…

Sébastien, cette ruse pour tenter d'esquiver ton article en préparation sur les températures ne prend pas :-)