30 déc. 2011

Concubine oolong 2011

"Gao Shan Oolong Concubine", produit à Lu Shan (Taiwan) à 1600 mètres d'altitude - cultivar Luanze. Récolté à la main le 25 août 2011.


Voir aussi l'article de Stéphane consacré à ce thé.

Les feuilles de ce thé ont été mordues par les petits insectes Jacobiasca Paoli (tout comme les Bai Hao). Après une semi-oxydation, elles ont été roulées puis torréfiées au charbon de bois.

Je ne suis fan ni des thés torréfiés, ni des Bai Hao. Mais pourquoi donc avoir acheté un petit sachet de ce wulong torréfié ?? Par curiosité, parce que la description qu'en a faite Stéphane m'a tapé dans l'œil, parce que j'ai été attiré par la superbe couleur orange de la liqueur, parce que mine de rien je commence à apprécier les notes de torréfaction lorsque celle-ci est bien faite (type Hung Shui), et parce que ça va me changer du puerh et des thés verts qui sont mon quotidien bien davantage que les wulong.


Les feuilles sont très colorées, il n'y a plus aucune trace de vert. Si on est bien dans la même famille des wulong, on est bien loin des petites billes de fraîcheur fleurie à la Tie Kuan Yin. Ce Concubine oscille plutôt dans le kaki / marron foncé, et les billes de thé ont une profonde odeur de torréfaction. De la "grosse" torréfaction donc, c'est plutôt normal vu la couleur des billes, mais de la torréfaction avec un reste de fraîcheur. Loin des parfums carbonisés , ce wulong semble à première vue éviter l'écueil des notes de barbecue et autres cendriers.

Je verse quelques billes de thé dans le fond de mon gaiwan préchauffé, je fais un bref rinçage.


Infusion 1 au pif, à la couleur et à l'odeur (je dirais environ 3 grosses minutes) : vraisemblablement sur-infusé car l'astringence me fait un peu penser à un darjeeling. Cela dit, c'est loin d'être mauvais, ça part même dans tous les sens : du malté digne d'un très bon thé rouge, de la fraîcheur herbacée à la darjeeling de printemps, des notes miellées et fleuries, j'ai un peu du mal à m'y retrouver, c'est très riche.


Tout ça pour dire que la torréfaction, certes bien présente, n'empêche pas - bien au contraire - l'expression des parfums de ce thé. J'aime beaucoup cette première infusion, et je retrouve bien cette superbe couleur orangée et lumineuse qui m'avait fait envie dans l'article de Stéphane.

Infusion 2 :


Beaucoup moins astringente, moins touffue, plus aérienne. Des notes plus végétales/fleuries, une torréfaction en réelle baisse, mais ce qu'il en reste demeure indispensable à la superbe homogénéité de l'ensemble.

Je suis officiellement réconcilié avec les wulong torréfiés :)


Infusion 3 : torréfaction encore en baisse, il ne subsiste qu'une nappe de parfums hamonieusement mêlés. C'est presque onctueux, j'aime beaucoup malgré la densité vraiment moindre de cette troisième infusion.

Je suis ravi par cette dégustation, c'est vraiment un très beau wulong. A re-tester en petite théière, avec un dosage plus important.

3 commentaires:

Virgile a dit…

cela fait longtemps que je n'ai pas goûté un tel thé, ton article est une bonne invitation

David a dit…

Je suis officiellement réconcilié avec les wulong torréfiés :)

En voilà une bonne nouvelle ! :)

Sébastien a dit…

"En voilà une bonne nouvelle ! :)"

J'aurais dû préciser : je suis officiellement réconcilié avec certains wulong torréfiés.

Les Wuyi Yancha et Cie, ce n'est pas encore pour moi. En 2013 peut-être ?