2 janv. 2012

Brique n°12 - 1986


Allez, pour bien commencer l'année, rien de tel qu'une vieillerie de la M3T. En l'occurrence, la brique n°12 de 1986, un puerh brut. Cet échantillon a la même provenance que le petit bout de brique n°10 dont j'ai parlé il y a peu, merci encore Lionel pour avoir oublié ces quelques miettes sur ma table basse :)

Les feuilles sèches dégagent une assez franche odeur de fumée. C'est vraiment assez prononcé, je ne me souviens pas avoir remarqué cela lors de la dégustation initiale de ce thé...

Dans la théière, le fumé est un peu gommé, mais le plus spectaculaire, c'est un bouquet de notes vieillies qui apparaît franchement, et il est plutôt réussi.


Rinçages, infusion 1 : du cuir, des notes animales et boisées, mais également une saveur sucrée qui fait penser à un bon liu bao cha. Ce puerh se boit vraiment bien, mais bizarrement je le trouve moins fantastique que la brique n°10. Peut-être suis-je moins réceptif aujourd'hui à ce style de thé, peut-être est-il un peu trop dosé (j'ai remarqué que j'aimais bien doser généreusement les jeunes puerh, beaucoup moins les vieux et les fermentés).


Cela dit, on reste dans la gamme des très très bons vieux sheng cha, et j'avoue que je n'ai pas grand chose de comparable dans mes stocks de puerh.


Pour la suite, ce qui est notable c'est une très forte présence en bouche, une texture presque trop présente, ce qui est sans doute également imputable au relatif sur-dosage évoqué...

J'ai fait toute une série d'infusions ultra-courtes mais malgré cela, les liqueurs restaient très vives, presque trop ! Le moins que l'on puisse dire est que ce sheng cha a conservé une vitalité impressionnante pour son âge.

Pour compenser, une noblesse sucrée vient enrober le tout, ce qui fait qu'au final, ça passe tout seul.


La fin de la séance a été de toute beauté, toute en finesse alors que le début s'était plutôt apparenté à une course contre la montre au cours de laquelle il fallait absolument faire les infusions les plus courtes possibles.
Les dernière infusions ont donné des liqueurs beaucoup plus aériennes, mêlant limpidité, précision et onctuosité, avec toute une nappe de parfums qui, malgré les années et l'enrobage de notes terreuses et animales, ont su conserver une fraîcheur herbeuse vraiment appréciable.

Un bon début pour cette année 2012, mais il faut dire que sur ce coup-là je n'avais pas pris beaucoup de risques !

2 commentaires:

Virgile a dit…

hello,
c'est très excitant et très frustrant, tu as donne envie de beaucoup de pu-erhs :-)
à combien est cette brique ?
je te demanderai des conseils quand l'occasion me donnera le prétexte de m'acheter un pu-erh un peu ancien (dans pas longtemps je pense).

Sébastien a dit…

"à combien est cette brique ?"
> Aucune idée, je ne sais même pas si elle est toujours en vente. Si c'est le cas, ça doit être très cher. Je n'en avais que quelques miettes :)

Pour les conseils sur les puerh anciens, je ne suis clairement pas le bon interlocuteur car je n'en a jamais acheté (ou presque), et ceux que j'ai eu la chance de goûter sous la forme d'échantillons cadeaux sont soit épuisés soit hors de prix...