23 mai 2012

Maocha de Mangfei


Je me décide enfin à faire quelques photos de ce maocha de Mangfei (Lincang, Yunnan), qui est certainement l'un des meilleurs thés qu'il m'ait été donné de boire jusqu'à présent. Il était temps d'immortaliser une de ses dégustations car, comme vous pouvez le voir ci-dessous, la jarre est presque vide :(


J'avais parlé avec beaucoup d'enthousiasme d'un autre maocha, également sourcé par Olivier de puerh.fr, le maocha de Shuangjiang. J'avais reçu les 2 dans un même colis et j'avais été scotché par le fruité et la pureté du Shuangjiang, mais j'avais également beaucoup aimé le Mangfei que je présente ici.

Rinçage énergique !

Si ce maocha de Mangfei est clairement différent de son prédécesseur (plus épicé, moins fruité, moins végétal, plus boisé...), il est au moins aussi jouissif à deux égards. Tout d'abord, ce puerh est pour moi la perfection faite thé : j'aime son goût, sa texture, son rendu, sa présence en bouche, son amertume, son arrière-goût... il n'y a absolument aucun défaut dans ce thé à mon goût, et c'est pas faute d'avoir bien cherché :)

Ce maocha est le prototype du puerh dont je pourrais faire une consommation exclusive sans me lasser. Fini les galettes, les tuos et autres champignons ; si j'avais accès à ce type de produit en illimité, je ne boirais plus que ça. Mais ce n'est pas le cas.


L'autre point fort, l'autre aspect de ce thé qui me ravit au plus haut point, c'est sa simplicité d'infusion. Ici, pas de prises de tête avec les paramètres d'infusion, les terres ou autres subtilités techniques.
Remplir le gaiwan à ras bord, rincer deux fois très rapidement à l'eau bouillante, puis faire des infusions quasiment instantanées. Préférer une grande tasse pour grouper les infusions par 2.


Ensuite, au fur et à mesure de la dégustation, augmenter les durées d'infusion, toujours à l'eau bouillante. C'est un des rares thés que je bois souvent sur 2 jours, le volume de feuilles utilisé est sans doute une des explications à cela.


9 commentaires:

Philippe de Bordeaux filipek a dit…

Excellente Impressions cela fait plaisir à lire!Cette joie dans la simplicité; épuré en pleine ligne de mire allant à l'essentiel comme concentrique(tes photos le montrent d'ailleurs)et c'est le ravissement des Sens...
A la vue de ce Mao Cha on n'y perçoit que des bourgeons en surface ou de grandes premières feuilles.Quel est son prix environ sur le marché?Je vais venir à ces verdeurs fermentées; mais chaque chose en son Temps.
Petite question outre la qualité et les raisons de cette qualité en rendu de l'excellence de ce Mao Cha au point de vue "Effets" sur le Corps comment l'as - tu ressenti?Fougueux, doux,ou Cha Qi foudroyant d'un Bulang!Peut être calme & volupté ou tout à la fois cela arrive aussi?
La photo du gaiwan blanc Extra.A la Japonaise tel un temple en porcelaine du Thé.Et pas retouché c'est quand même mieux y a pas à dire!
Mes amitiés.

Sebastien M a dit…

Merci Philippe pour ton petit mot et ton passage nocturne sur mon blog :)
Le prix de ce maocha, je n'en sais trop rien, ça faisait partie d'un ensemble... De toute façon je ne suis pas certain qu'il soit encore dispo (je suis même presque sûr du contraire). En revanche je mettrais ma main à couper qu'Olivier a déniché de pures merveilles maochaesques et qu'il a forcément quelques trucs magnifiques en réserve (en tout cas je l'espère :).
Le ChaQi, ce n'est pas ma spécialité, je ne suis pas un ultra sensible du Qi. Pour ce puerh, je dirais qu'il est frénétique sans être foudroyant, mais également apaisant. Ça dépend des jours, des circonstances, de l'heure...
Pour les retouches / pas retouches, ça dépend surtout de l'humeur... et de la lumière. Parfois j'ai tellement peu de lumière que la retouche façon Instagram (qui n'a d'ailleurs rien inventé) est la seule façon de rendre un cliché potable. Du maquillage quoi :)

David a dit…

Ben du coup, j'ai ressorti quelques feuilles après le déjeuner, vu que contrairement à toi, il m'en reste pas mal... ;-D

Toujours aussi bon ce maocha. Un aftertaste extra, une énergie vraiment impressionnante. Pour essayer de te répondre Philippe, ce n'est pas fulgurant, mais puissant néanmoins. J'aurais peut-être pas du l'amener au boulot... ^^

Bref, j'ai toujours été un fan des maocha d'Olivier, et ce n'est pas celui-ci qui me fera changer d'avis.

Thécat a dit…

wahou! Quel bateau à thé original, brillant, lisse ...Qui en est l'auteur ?
Annabelle

Sebastien M a dit…

mmm... merci Thécat, c'est moi qui l'ai fait ^_^

voir ici pour les secrets de fabrication : http://vacuithe.blogspot.fr/2011/09/table-the.html

et non, elle n'est ni lisse mais brillante, mais sur la photo, elle est recouverte d'eau, ceci explique cela.

Thécat a dit…

Eh ben bravo l'artiste! Y a du potentiel :o)
La photo rend un contraste lisse et brillant / rugueux et mat absolument génial et ultra tendance avec le design général de l'objet. Imagine une réalisation avec le carré central avec une "couverte" lisse et brillante en vrai... Ça me donne envie de m'y mettre.
Bon me voilà dans une envolée lyrique ...

Henry Nicolas a dit…

Le reste des ustensiles n'est pas mal non plus, surtout la petite coupe pas entièrement recouverte de glaçure ... elle est de Petr Novak ?

Sebastien M a dit…

oui oui, c'est également de Petr Novak. Par contre ce n'est pas une petite coupe, elle est relativement imposante. On peut mettre le gaiwan à l'intérieur ;)

Olivier a dit…

Merci Sébastien pour ce retour enchanté!

C'est vrai que ce thé est très bon... j'y ai investit pas mal de temps et d'énergie mais je suis plutôt content du résultat!

L'objectif était tout de mme de produire le meilleur thé de mang fei...

C'est pas encore à la hauteur de ce que je cherche mais on est arrivé bien loin quand mme, et y'a du travail derrière: isolation du jardin le plus prometteur, amélioration constante de la récolte et des méthode de travail des feuilles, tri très sélectif... mais le résultat en vaut la chandelle!