21 juil. 2011

MLLJ#3/4PCT


Troisième volet de ma série "Les Long Jing de Maître Luo, dénichés par Tim de Postcard Teas" : aujourd'hui, encore un "West Lake Long Jing", mais torréfié le 7 avril 2011, toujours produit à partir des arbres anciens situés derrière la maison de Maître Luo.
Concrètement, ce thé est identique à celui d'hier, sauf qu'il a été torréfié (et donc sans doute également récolté) 2 jours plus tard.


Les feuilles sont nickel : aucune brisures, aucun déchet. L'odeur se rapproche davantage de celle du MLLJ#1/4 : moins "fraîche" qu'hier, plus enrobante, plus "torréfaction moelleuse" qu'à dominante herbacée. C'est fou qu'à 2 jours d'intervalle, on puisse à ce point détecter des différences ne serait-ce qu'au niveau des feuilles sèches. Dans le gaiwan préchauffé, c'est d'une richesse incroyable, bien que la torréfaction prenne ici le dessus sur les superbes parfums offrets par ce thé.


La première infusion est déjà très longue en bouche, d'un vert clair assez pâle et brillant, tirant sur le jaune. Moins vive et "printanière" que celui d'hier, plus axée sur le velouté d'une noix cuite presque sucrée, la première infusion de ce troisième Long Jing est digne de ses confrères. Du beau, du bon Long Jing. Je pense que je vais avoir du mal à reboire des Long Jing "basiques" par la suite...


La deuxième infusion est en tout point aussi parfaite que la première, à ceci près qu'une très légère acidité fait son apparition (infusion un peu trop poussée ??). C'est la première infusion sur les 3 Long Jing de Maître Luo qui laisse transparaître cette composante, très largement répandue dans de nombreux Long Jing que j'ai pu goûter auparavant. Ici elle n'est pas désagréable et ne perturbe pas l'harmonie de l'ensemble, mais à vrai dire je préfère sans. Bon, à ce niveau-là, c'est vraiment un infime point de détail (et qui plus est un goût personnel), mais maintenant que j'ai des goûts de luxe, je peux me permettre de faire le difficile :)


La troisième infusion, pourtant bien plus poussée que la n°2, ne laisse plus du tout apparaître cette petite note acide. La liqueur est très parfumée, bien structurée, et a trouvé une vigeur en bouche que je n'avais pas perçue lors des 2 premières infusions. Si ce n'est pas la perfection, on s'en rapproche. Les parfums sont toujours bien présents, toujours dans les fruits à coques grillés, un soupçon de minéralité, une texture souple et dense, qui accroche bien le palais et qui permet à l'ensemble de l'arrière-goût de s'éterniser en bouche. Bref, c'est très bon, ultra élégant, très réussi quoi.

Même ma quatrième infusion m'a paru très bonne, sans doute en grande partie grâce à la très bonne longueur des précédentes. Toujours pas rassasié malgré l'orgie de Long Jing de ces derniers jours (c'est presque indécent de boire d'affilée autant de petites merveilles), j'ai fini par bouloter quelques feuilles.

2 commentaires:

Philippe de Bordeaux a dit…

Série intéressante du Long Jing;difficile après de revenir à des Long Jing qui ne portent souvent que l'appellation.Un bon exercice pour se faire un palais précis.

Au plaisir.

. PHILIPPE .

Sébastien a dit…

"Un bon exercice pour se faire un palais précis."

Je n'en suis pas là :)
L'objectif ici est plutôt simple : déguster de bons Long Jing. Objectif atteint !