7 juin 2012

QiShengGu - EoT

Premier puerh 2012 !

La première galette de puerh 2012 que j'ai eu le plaisir de déballer il y a quelques jours (c'est maintenant la troisième dégustation de ce thé) est un thé d'Essence Of Tea.


Cette année encore, il y a eu des pré-ventes, et cette année encore, malgré la hausse des tarifs, je me suis laissé tenter par quelques galettes de cette boutique. Si les prix continuent d'augmenter, ça sera sans doute la dernière fois que je me jette sur les galette EoT de l'année. Pour info, voici les tarifs des crus 2012 :

  • Bangwei 33 (galette de 200g), 58€
  • Baotang (galette de 400g), 59€
  • Bulang (galette de 400g), 88€
  • GuaFengZhai (galette de 200g), 77€
  • QiShengGu (galette de 400g), 47€

En ce qui me concerne, certaines de ces références dépassent allègrement ce que je considère comme raisonnable pour un puerh de l'année, aussi bon soit-il. La GuaFengZhai par exemple, même si j'avais beaucoup apprécié le cru 2011, n'a pas fait partie de mon panier 2012 chez EoT.


Voici ce qui est dit de cette galette QiShengGu sur le site d'EoT : situé à la frontière des préfectures de Lincang et Simao, le village de QiShengGu est un village fictif. Ou plutôt, c'est un vrai village mais son nom a été changé par EoT car il leur a été demandé de ne pas révéler l'emplacement dudit village...
Ce village secret est entouré de vieux théiers (400-500 ans) d'où sont intégralement issues les galettes QiShengGu 2012.

L'âge des théiers combiné à la sécheresse de ce début d'année explique selon EoT la taille réduite des feuilles qui composent cette galette, ainsi que la forte proportion de bourgeons (je confirme que les feuilles sont vraiment petites et que ça confine même à la brisure à certains endroits au dos de la galette).


Quoi qu'il en soit ce puerh a une odeur très plaisante, fraîche mais pas "végétal vert" comme d'autres puerh ultra jeunes peuvent l'être. Sont associées à cette fraîcheur des notes boisées, relevées et agréables, ainsi qu'un petit côté fumé.

Double rinçage express. Suite au rinçage, les parfums dans le gaiwan ont beaucoup évolué par rapport à ce qui se passait au niveau des feuilles sèches et j'ai le sentiment de retrouver certaines composantes de ce que je n'aime pas trop dans les puerh issus de théiers sauvages : un petit côté frais citronné avec quelque chose qui se rapproche du fumé mais qui n'en est pas.


Au nez, pour l'instant, je ne suis pas conquis. Les premières infusions confirment cette impression de déjà-vu. Ce puerh est clairement typé "sauvage". Moins que les "vrais" vieux sauvages avec les p'tits feuilles jaunes dedans, mais on est vraiment dans le même registre.
En dehors de cet aspect - qui reste tout de même prédominant il ne faut pas se le cacher - la liqueur ne souffre d'aucun défaut à mes yeux : pure, brillante, etc etc. On pourrait dire que la qualité est au rendez-vous (aftertaste et compagnie, pour le peu que je puisse en juger) mais que le caractère ne me plaît pas plus que cela.


Les sensations - et mon plaisir - s'améliorent au fil des infusions : les liqueurs gagnent en épaisseur, une belle amertume se profile et vient réveiller ce qui se cachait sous cette domination typées "vieux théiers". Du coup ce qu'il en reste devient agréable, c'est à dire une belle fraîcheur très légèrement citronnée mêlée à des notes relevant davantage d'un "puerh" à mon goût.


J'ai beaucoup de mal à me faire un avis tranché sur ce thé. J'obtiens parfois de belles tasses, un résultat qui me plaît et que je bois avec plaisir, et à d'autres moments je suis immanquablement déçu, toujours par ce côté 'sauvage' prédominant. Au final, je me vois pourtant bien obligé d'avouer que cette première galette 2012 est plutôt à ranger du côté des déceptions.

27 commentaires:

Olivier a dit…

le village de QiShengGu est un village fictif. Ou plutôt, c'est un vrai village mais son nom a été changé par EoT car il leur a été demandé de ne pas révéler l'emplacement dudit village...

C'est absolument ridicule, pour ne pas dire pitoyable...

Après l'obscurantisme, les origines volontairement masquées, on invente des nom de village fictifs (pour bien entendu préserver le secret de ses sources vis a vis de concurrence)... et bien sur au détriment comme toujours des producteurs (les vrais ceux qui ont fait ces feuilles de thé, et pas ceux qui ont mis leur nom sur l'emballage), de la culture, et de la compréhension du consommateur... Bravo!

Sincèrement quel qu’en soit les qualités gustatives ce genre de galette sont a boycotter!

Sebastien M a dit…

Entre l'augmentation irrationnelle des prix et les précautions - sans aucun doute sujettes à caution - prises par les acteurs du monde du puerh pour préserver leur business, l'avenir apparaît effectivement bien opaque... Mais on tient là un super sujet, ou tout du monde un cadre exotique et original pour un bon polar. Ou pour le prochain James Bond.
"Bons baisers de YiWu"
"Le puerh est éternel"
"L'homme au maocha d'or"
"GoldenSheng"
...

Olivier a dit…

Ca peut faire dans l'humour aussi, QiSchtrumpfGu, le puerh magique au village des Schtrumps...

Celà dit y'a bien un polar qui est sorti, en français, et qui se passe dans le Yunnan, sur une toile de fond de thé... (Malheureusement j'ai pas pu mettre la main dessus en Chine, mais c'est à lire!)

lionel a dit…

Je déguste pour la 2è fois ce thé depuis que je l'ai reçu.
Ma première découverte fut une déception également : notes acidulées, citronnées ? cela dit pas trop gênantes non plus, et côté fumé assez marqué. Et aussi manque de force.
Cette seconde session est plus satisfaisante. Je l'ai plus dosé, en théière. J'y retrouve ce que j'aime chez ces jeunes shengs Essence Of Tea : le fruité, la fraîcheur, une élégante amertume. Bref j'aime le "style EoT" en matière de jeune sheng.

Une question : doit-on s'attendre à ce qu'un si jeune sheng comme celui-ci (il y a 3-4 mois ces feuilles étaient encore sur l'arbre...)soit "bon", en tout cas qu'il reflète déjà les qualités (et défauts) qu'il aura dans quelques mois...?

Sebastien M a dit…

Ma réponse (qui n'engage que moi) : oui absolument.
Sans présager de ce qu'il deviendra dans les mois / années à venir, qu'il soit stocké sous vide, à l'air libre ou dans l'huile, un puerh tout juste pressé se doit d'être "bon".
Sinon, c'est qu'il n'est pas bon :)

Olivier a dit…

Oui Sébastien a entièrement raison, un bon puerh l'est à peine le maocha séché (c'est d'ailleur souvent à ce moment qu'on le juge et que l'on achète ou non la production)...

Un bon puerh évoluera bien, tandis ce qu'un puerh déjà pas terrible à la récolte à aucune raison de s'arrager avec le temps (à moins bien sur qu'il subisse quelue chose plus proche de la transformation que de la maturation naturelle, comme un stockage humide, dans lequel en effet la qualité initiale du thé est presque accessoire à coté de la technique de fermentation)...

GN? a dit…

Apologies for posting in English but my french is poor bordering on nonexistent .

I would have to respectfully disagree that young sheng has to be good right from the start. Just in EOT s limited catalogue the Banpen has improved tremendously. Also if it is said that the red mark and such masterpiece teas where undrinkable when released and that is why they are still around.
I also think that given the climate in yunnan it is almost necisary to keep the location of your cakes secret unless it is a already well known location. If this cake was spectacular and the location had been revealed other tea merchants would have sought the village out and started a bidding war.
I will have to wait until I recieve my cake as I have to wait as I ordered a Gfz since I missed out last year. But I am now glad I didn't order that second cake.
.

Sebastien M a dit…

the Banpen has improved tremendously

Maybe... but it was good right from the start !
I do not say that a very very young puerh cannot evolve in a nice way, but in my opinion, saying "this puerh is not very good right now but will be very nice in XX years" is just ... marketing.

[ apologies too, for my poor english :) ]

Olivier a dit…

Some people prefer young puerh tea, some prefer puerh tea after some years... These one who prefer aged puerh tea will say that this tea or this tea has improved with time. Right.

But as Sebastien say the tea which is better after some years was already good when it was fresh (for the people who like young tea)...

The quality never come with time. The taste change, but if the quality was not here at the begining... it will not come from nowhere...

Also if it is said that the red mark and such masterpiece teas where undrinkable when released and that is why they are still around.

That what Hong Kong people say...
But during the same time many people in Yunnan and in China was drinking and enjoying this "undrinkable tea".

Olivier a dit…

If this cake was spectacular and the location had been revealed other tea merchants would have sought the village out and started a bidding war.

Let be serious, EOT has no serious influence on tea market and would not be able to create a speculation like that for a village...

The only things can happen is that a little competitor produce a tea for the same village...

Behind that... who dont want people know this location?

Seller, reseller, people who make money by pressing tea cake... but never the local producer... (who are exacting waiting for the opposite: that their tea become well known and that the price increase...)

Why could happend a "war" situation (between people like EoT) like you say?

Maybe because the selling price of the maocha is low, and the final price of the tea cake very high...

The "bidding war" you speak about is only the problem of tea seller (they can fight, who care?)

But what will happend in these villages if they become to be known? The maocha price will increase... which is perhaps bad for seller and people who press tea cake with this tea... but which is a good things for local producer...

Maybe that what we call fair trade...

edp a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Michel a dit…

Olivier fait un peu attention de dénigrer les autres concurrents ou tout simplement tes contemporains.

Tu as l'air d'être passionné de Pu ehr mais de là a casser les autres qui sont d'ayeurs des gens honnêtes je trouve cela un peu moyen.

Chaque un a une approche singulière.
Tu devrais voir tes concurrents comme des collègues car ils oeuvrent dans la même direction que toi.

Pour ce qui est de cette galette je l'ai goûté plusieurs fois avec David la première fois après la Bulang et effectivement après la Bulang ce thé n'est pas géant.

Mais quelques jours plus tard je l'ai trouvé bien, parfais pour le travail et si je ne l'avais pas bu a côté de la Bulang je le trouverai bien bon.

TOut est relatif

je bois les pu ehrs de Eof T tous les jours avec plaisir et la plus part du temps je m'en fou de quel montagne et de quel année.

Nicolas a dit…

Salut Michel,

Excuse moi d'avance de tronquer un peu ton commentaire :
"je bois les pu ehrs ..... tous les jours avec plaisir et la plus part du temps je m'en fou de quel montagne et de quel année."
->Tu as bien raison, les zones de plaisir face à cette boisson sont chez moi assez éloignées de l'intellect. Et puis je ne suis pas collectionneur de montagne.

Pour en revenir à cette galette je ne l'ai pas goûté encore, mais mon expérience face aux produits EOT me conforte souvent dans un espace de qualité. Il y a toujours avec cette boutique la possibilité de commander des échantillons avant achat. Ce qui est une bonne politique .

Nicolas

Julien ÉLIE a dit…

Je suis aussi de l'avis de laisser les feuilles s'exprimer.
Peu importe (en tout cas pour moi) la montagne, le millésime, la qualité de la manufacture du thé final, la qualité du ou des stockages successifs, etc.
Il y a du bon et du mauvais dans chacun de ces éléments.
L'essentiel est que l'infusion plaise à celui qui prépare le thé et à ses convives.

Olivier a dit…

Michel,

Il ne s'agit pas de dénigrer des supposés concurrent, mais d'avoir une posture critique et objective.

Je connais bien David, tout comme je connais bon nombre des acteurs occidentaux du thé, on se rencontre, échange souvent, collabore parfois, et comme tu le dis on est plus des collègues, voir souvent des amis, que des concurrents.

J'ai les mêmes relations avec bon nombre de personnalités chinoises du thé, experts, producteurs, etc...

Or cela fait des années que je suis un objectif: tenter de débroussailler la jungle qu'est encore aujourd'hui le puerh et sa culture, et tenter d'enfin apporter (en particulier à l'amateur occidental) une vision objective, fondée et critique de cette culture.

Mais que veux dire écrire, tenter d'être objectif et critique si tu ne peux critiquer tel ou tel écris, tel ou telle posture, tel ou tel produit?

Parce que nous nous connaissons tous dans le milieux du thé, et que nous travaillons tous dans le même domaine nous devrions être systématiquement consensuel?

C'est peut être pour celà, l'abscence de toute critique ou de recherche d'objectivité que ce que l'on trouve à lire sur le thé en France est si souvent navrant et semble nous dire que tout est beau, bon honnête et remarquable...

J'ai souvent dis du bien de David, notamment concernant sa passion, je n'ai pas critiqué la qualité du thé (puisque je ne l'ai pas bu, je ne permettrais pas) mais je suis désolé je critique par contre clairement le concept d'inventer des nom de village fictifs pour protéger ses propres intérêts, au détriment des producteurs et de la compréhension des consommateurs.

Michel a dit…

Olivier

Tu vis peu etre au yunnan, joue un role important dans l'info sur le pu ehr mais comment peu tu te permettre de dire que tu est 'objectif'.
Seul 'Dieu' ou 'WU CHI' l'est

Je suis tout pour la critique constructive et puis le net est la pour partager ses opinions

Tu n'as pas bu ce the, ni discute avec David des raisons pourquoi il n'a pas donne le nom du village.

David ne marchande pas sur le prix ca ne marche pas alors ton commentaire est faux -

"Maybe because the selling price of the maocha is low, and the final price of the tea cake very high... "

Pour ce qui est des consomateurs le nom du village n'est pas vraiment important, et l'argument Fair Traide que ce n'est pas bon pour les producteurs est invalide car le prix du maocha est de plus en plus cher avec une hausse de 30% cette annee.

lionel a dit…

Je suis d'accord avec Michel.
Savoir que le nom du village a été changé ne m'importe aucunement. Lorsque je l'ai lu sur le site Essence Of Tea, je n'ai pas été choqué. Comme le dit Michel, en tant que consommateur, le nom du village m'importe peu. Non pas évidemment que je méprise les personnes qui ont participé à la production de ce thé, les villageois des lieux concernés.

J'ai eu quelques occasions d'échanger avec David, et jamais je ne mettrai en doute sa sincérité, sa passion et la juste répartition des revenus issus de la vente de ces pu er.

Olivier a dit…

Comme visiblement il y'en a qui insistent...

comment peu tu te permettre de dire que tu est 'objectif'. Seul 'Dieu' ou 'WU CHI' l'est

Sans commentaire là dessus ça frise le risible...

car le prix du maocha est de plus en plus cher avec une hausse de 30% cette annee

Ah oui? Et bien si tu est si bien informé, peux tu me dire où le maocha a augmenté de 30% cette année?
(Et s'il te plait ne me sort pas un village de 500 habitant, lorsqu'on parle d'une région qui fait les 2/3 de la France...)

en tant que consommateur, le nom du village m'importe peu

Et en tant que "consommateur" de vin vous achèteriez des bouteilles étiquetés "BON VIN ROUGE GARANTIT" sans la moindre information sur la provenance du vin?

Au passage ce n'est pas que le village qui n'est pas précisée mais ce thé est "entre" deux grosse région productrice, ce qui est franchement énorme!
(oui donc c'est pas "juste" bon "bon vin rouge" c'est un vin "entre cote du rhone et bordeaux"...)...

Après je peux comprendre que certains se contentent de boire un produit qu'ils aime sans mme vouloir savoir ce qu'ils boivent... mais alors à quoi bon en parler sur un blog et ne pas se contenter de "consommer"?

edp a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Julien ÉLIE a dit…

Et en tant que "consommateur" de vin vous achèteriez des bouteilles étiquetés "BON VIN ROUGE GARANTIT" sans la moindre information sur la provenance du vin?

Personnellement, non.
L'exemple est toutefois biaisé. Chaque produit a ses particularités. L'exemple du vin en France est quand même particulier par rapport à notre culture !

Lorsque j'achète des fruits & légumes, je ne m'inquiète pas tellement de leur origine exacte ! S'ils sont bons, c'est l'essentiel (du moins à mes yeux).

Olivier a dit…

Je suis d'accord avec toi Julien que tous les produits n'ont pas le mme rapport avec le terroir, et si ça a de l'importance pour certains, comme le vin ou le thé, c'est plus négligeable pour d'autres comme les patates...

Après le thé est bien un produit de terroir, depuis des milliers d'année on diserte et écris sur la supériorité présumé du thé provenant de tel ou tel endroit, et d'ailleurs pour rester dans le sujet on peut se demander pourquoi tous les jeunes puerh vendu par EoT le sont en fonction de leur village d'origine (y compris celui ci qui ne vient pas de "nulle part" mais bien d'un village... fictif...)...

(Pourquoi pas donc deux approches... mais dans ce cas il faut choisir)

Sebastien M a dit…

L'exemple n'est pas biaisé dans la mesure où les personnes qui s'expriment ici s'intéressent de près au thé, au moins autant et si ce n'est + (c'est mon cas) qu'au vin. Et oui oui oui, la provenance et l'histoire des thés que j'achète et que je bois m'importe. Sinon, à l'extrême, on verrait des boutiques proposer des puerh avec juste des numéros, sans aucune indication de provenance, ce qui est bien sûr inimaginable :)

Et pour les fruits et légumes, c'est pareil. Je n'achète pas de fraises ou de courgettes d'Espagne par exemple, ou de légumes qui n'ont pas poussé en France, si possible dans ma région. Dans ce cas c'est pour d'autres raisons évidemment.

Nicolas a dit…

Finalement c'est un excellent débat qui est lancé ici. La provenance et l'histoire du thé, son vécu, ont-ils une importance ?

Est-ce un besoin et une demande de la part des lecteurs et consommateurs de connaitre ces éléments, ou une communication en vue de la vente ?

Perso, je pense que ces informations touchent une partie du public. Un certain pourcentage est effectivement intéressé, sensibilisé.

D'autres s'en fichent totalement, ce qui est de manière générale mon cas.

Le thé touche parfois le dégustateur au delà des mots. Et vivre ces moments là sont du pur bonheur, quand le thé raconte son histoire propre.

Un terroir ne me fait pas rêver malheureusement, le nom d'une montagne ou d'une marque de Pu'er non plus. Ce qui m'intéresse c'est le contact au plus proche de la feuille et de Sa vérité propre (si elle existe!).

David a dit…

Préface du site de Postcard Teas :

In 2008 the tea world changed forever and for the better when Postcard Teas pioneered proper tea provenance by putting the maker or estate’s name and place of production on every tin of tea it sold. Imagine a fine wine world where companies sold bottles of wine labelled only with the wine’s country or region of origin but not the estate or maker's name! 99% of tea is still sold like this and we are dismayed that while the speciality tea market has grown, the provenance particularly of Japanese, Taiwanese, and Chinese teas has not improved. 
 
The knowledge which comes from proper provenance is the first step towards connoisseurship in any subject. In tea, provenance also helps protect Asia's oldest tea cultures because with the right information people can choose between a truly traditionally made tea and a factory made speciality tea. If any tea described as rare, luxury, handmade or premium does not come with a maker's name, place, and information about the production or the age of the trees in photographic form, it is almost certainly a fancy factory farm tea. Remember the world's most sought after teas like genuine Wuyi and Phoenix Oolongs, and Xihu Long Jing and Uji Gyokuro are all handmade in quantities as low as 1-2 kg a day which is why your chances of buying the real thing are very very low! If you wish to avoid the mass produced speciality teas, please buy your tea carefully and ask your tea retailer detailed questions as your choice can help preserve Asia's oldest tea cultures and tea trees, or destroy them!

Nicolas a dit…

Ce qui manque au débat c'est le point de vue du producteur.

Mais c'est trop demander sur un blog de thé francophone.

Au passage, bonjour David.

Sebastien M a dit…

Merci David pour cette contribution, qui remet les idées en place, et surtout qui m'a donné l'occasion d'aller sur le site de PostcardTeas et d'apprendre avec bonheur que le West Lake Long Jing 2012 de Master Luo est arrivé !!!

Julien ÉLIE a dit…

Les Long Jing de Maître Luo sont d'une incroyable pureté. Je te les recommande vivement !
J'ai d'ailleurs bu ce midi celui du 7 avril, vraiment excellent. Tout comme ceux des 3 (ou 4 selon ce que l'on peut lire sur le site ou sur le sachet de thé) et 10 avril d'ailleurs. Tous incroyables. Je n'ai pas encore goûté celui d'Akira, mais ça ne devrait tarder…