17 août 2010

Hung Shui le retour

Un wulong de Hung Shui, qui vient de Feng Huang, Taiwan.
Après le Gao Shan Hung Shui (également reçu de Taiwan via Stéphane de Teamasters) qui n'était pas parvenu à me réconcilier avec les wulong torréfiés, je goûte aujourd'hui ce cru d'automne 2009.


Les billes de wulong sont vraiment magnifiques, c'est le moins que l'on puisse dire !

Sèches, elles dégagent surtout une odeur de torréfaction, cette même note de "grillé" avec laquelle j'ai tant de difficultés.

Les liqueurs sont très belles, pures et éclatantes. Évidemment, la note de torréfaction se retrouve en bouche, mais elle est plutôt douce. Et surtout, le fond est très frais, très vert. C'est ce paradoxe qui est extrêmement troublant : ce thé est encore vert !

Est-ce que mon palais commence à s'habituer à ces saveurs torréfiées ? J'en ai bien l'impression. J'ai en effet regoûté à plusieurs reprises le Gao Shan, et je dois bien avouer que je le bois désormais avec plaisir.
Ces deux wulong sont réellement d'une très grande qualité, et même si je continue à préférer les wulong "verts" tels que le Jinxuan (toujours de Stéphane), il est indéniable que ces deux thés torréfiés sont délicieux.

Au fil des infusions, la note torréfiée décline pour offrir un petit quelque chose de frais et velouté. Je n'ai pas compté le nombre d'infusions réalisées, mais ce thé est d'une endurance rare.

Les feuilles dépliées sont à l'image des sèches : sublimes. Très très peu de déchet (brisures ou morceaux de tiges), c'est du beau travail.

Pour l'instant je ne pourrais cependant pas aller au-delà de ce degré de torréfaction. Mais ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera peut-être pas demain !


3 commentaires:

Arno a dit…

A part le Da Hong Pao dont tu avais fait un article, as-tu déjà goûté à d'autres thés de Wuyi, les "Rochers" comme on les appelle ?
Au delà de la torréfaction, qui peut être très intense (mais généralement équilibrée, comme le da hong pao), il y a souvent une belle complexité derrière, et ces thés s'éloignent des oolongs 'verts' comme ces gao shan cha. On leur retrouve des notes minérales, de chocolat, des fruités intenses, etc.. c'est grâce à ceux-là que j'ai commencer à aimer les thés torréfiés :)
Pour ma part, mais ce n'est qu'une opinion, un goût personnel, je trouve les thés de Wuyi plus intéressant et plus complexes que les gao shan sha. Ils se prêtent mieux à mon avis que ces derniers au gong fu cha. Et il existe des versions moins torréfiés que le da hong pao.

(si tu veux voir ce que ça donne, je peux t'envoyer un ou deux échantillons de ces rochers moyennement à peu torréfiés)

Sébastien a dit…

J'ai un échantillon de rocher qui attend dans mon placard, mais j'attends d'être sûr d'avoir au moins 2 heures de libre pour pouvoir m'atteler "sérieusement" à sa dégustation.
En tout cas merci beaucoup pour cette proposition, j'y donnerai certainement suite dans quelques temps.
J'ai bien trouvé dans ces thés torréfiés des notes minérales et fuitées, mais il y a toujours cette omniprésence torréfiée qui me dérange.
Je ne vais pas m'acharner, je préfère attendre que l'occasion se présente ou que les choses se fassent naturellement.

David a dit…

Une idée qui me passe par la tête, une théière en terre poreuse (zisha) pourrait gommer ces notes de torréfaction que tu n'apprécies pas (pour le moment.)