23 juil. 2012

BaoZhong organique

Dans le cadre d'un échange d'échantillons, j'ai reçu un BaoZhong de Wenshan (Taiwan), récolté en hiver de l'année dernière, le 23 novembre 2011 exactement. Qui dit wulong, Taiwan, date de récolte précise dit évidemment Stéphane de Teamaster's blog.


Je ne suis pas vraiment familier de ces Bao Zhong, pour moi ce sont des wulong frais, verts et fleuris, peu oxydés et peu torréfiés, mais je n'ai vraiment pas d'expérience en la matière. Conseil pris auprès d'amateurs plus avertis que moi, ça s'infuse comme du maocha : on remplit le zhong, on rince vigoureusement, puis infusion à l'eau bien chaude, 1 minute pour la première (pour le maocha, ce serait plutôt 1 seconde).


Belles grandes feuilles mêlées à des tiges, délicate odeur de wulong frais et fleuri, relativement conforme à ce que j'imaginais. Rinçage énergique et première infusion.


Les parfums concentrés dans le couvercle du zhong sont à la fois appuyés et fins. C'est frais, fleuri, lacté, avec peut-être une pointe de fruits.

    

On retrouve en bouche toutes les caractéristiques promises par les feuilles sèches. La liqueur est d'une pureté irréprochable, elle est ronde et moelleuse et sa texture s'accorde parfaitement avec la gamme de parfums qui l'accompagnent. C'est finement fleuri sans tomber dans le mièvre, il y a une toute petite pointe d'astringence épicée qui relève très délicatement le côté vert de ce wulong peu oxydé, et il y a une bonne longueur en bouche qui fait que les infusions qui s'enchaînent semblent se superposer.


C'est un réel plaisir que d'infuser ce BaoZhong : de l'eau bien chaude, un zhong bien rempli, on verse lorsque les parfums sous le couvercle nous plaisent et/ou en fonction de la couleur que prend la liqueur. Pas prise de tête, infusions réussies à tous les coups, résultat garanti.


Ce wulong semble inépuisable et il aura bien fallu une dizaine d'infusions pour commencer à le fatiguer. Tout au long de cette session de dégustation il aura été remarquable de stabilité, de pureté et de fraîcheur.


Ses grandes et belles feuilles m'auront accompagné une bonne partie de cette chaude après-midi de façon très désaltérante et de la manière la plus agréable qu'il soit. Assurément un très bon wulong. Je me suis surpris à regretter de n'être pas plus connaisseur pour en goûter toutes les subtilités. J'imagine que des gens comme Stéphane pourraient sans l'ombre d'une hésitation distinguer les différentes saisons de récolte, les terroirs ou les cultivars, mais pour arriver à un tel résultat il faut en goûter des centaines, les comparer, les décortiquer. C'est un travail de longue haleine que je ne suis pas prêt à faire, mais cela ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier ce BaoZhong d'hiver !

2 commentaires:

Thécat a dit…

Bonjour,
As tu trouvé une différence avec la version précédente de ce baozhong tropicale ? Si oui, lequel préfères tu ?
Annabelle.

Sebastien M a dit…

bonjour,
je ne peux pas me prononcer, je n'avais pas goûté la version précédente :)