6 mars 2011

Haïwan 2002, An Ning


Dernier épisode de la série Tea For Two (cf. messages précédents) : un pu erh brut 2002 de chez Haïwan, issu de théiers anciens de la région de An Ning.


Avec ce pu erh, je me retrouve un peu dans la situation que j'ai rencontrée hier avec la galette 40 : un bon pu erh, mais pas grand chose à en dire finalement.

Est-ce parce que l'exercice ne m'amuse plus, ou parce que ce pu erh Haïwan est du même acabit que la galette 40 d'hier ? Du même niveau de qualité, sans aucun doute : tout y est : équilibre, parfums, présence et tenue en bouche, parfums, etc...




Pour autant, ce pu erh Haïwan n'a pas du tout le même profil que celui d'hier (même année pourtant) : il semble avoir vieilli un peu plus vite et offre davantage de saveurs "vieux bois". Il est également plus charnu, plus "épais".

Que dire ? C'était bon, pas exceptionnel mais sans défaut, un bon p'tit pu erh quoi.




Je me demande si je ne suis pas en train de devenir blasé... J'ai eu la chance - grâce à quelques donateurs généreux - de goûter des dizaines de superbes thés. Du coup j'ai pu me faire un début de palais, pas au sens "je suis capable d'identifier telle ou telle saveur" mais plutôt acquérir une petite mémoire sensitive qui me permet d'avoir quelques points de comparaison. Je me suis habitué à ne boire que des bons pu erh et du coup je deviens difficile... Vite, un thé en sachet !

21 commentaires:

Nicolas a dit…

"Je me demande si je ne suis pas en train de devenir blasé... "
-> Si tu devient blasé d'une certaine gamme de thé, ben moi aussi.

Finalement, je trouve très logique qu'on s'oriente vers des thé qui nous plaisent un max et de manière franche et directe. Faut voir que les pu'er (entre autre) on les stock pour les consommer dans les mois à venir, voir les années à venir.

Bref, si un pu'er te convient moyen maintenant, qu'en sera-t-il dans deux ans, cinq ans ?

T'es simplement en train d'avancer sur ta propre voie du thé. Non ?

Amicalement
Nicolas

Philippe de Bordeaux a dit…

Il est difficile quand on s'est constitué un palais sur une famille de thé; le pu erh ici; et de gouter par la suite du tip top de ne pas devenir par la suite exigeant et finalement lassé à la longue...comme pour Tout.

Certains "Tea breaks" sont importants pour mieux les quitter un instant, et se retrouver encore & encore pour longtemps.

Le meilleur exemple et ton thé rouge taiwanais délicieux,simple et gouleyant,sucré constituant comme une détente, une respiration après tant de puissance et de bois précieux de nos Chers Sheng qui entre nous sont choses extraordinaires.

C'est pourquoi à mon sens le pu erh sheng tels les dernières qualités présentées doivent être des moments rares et d'exception ;

Le printemps et les bourgeons se montrent: prends ton pied avec des primeurs qui vont pointer leur nez:Long Jing,Baozhongs jeunes comme vieux,Gao Shan...une variation Nlle musicale! / et tu en apprécieras encore mieux la valeur quand tu reviendras aux violons de ces merveilles du Temps...

Amicalement.

. Philippe .

David a dit…

Personnellement, je n'arrive pas à boire très longtemps une seule sorte de thé, sans en changer. Je sais que j'apprécie moins à la longue. Dieu merci j'ai du stock ! ;-)

Dis moi, tu les pousses jusqu'où tous ces vieux puerh ? En te lisant j'ai des fois l'impression qu'au bout de 7-8 infusions, c'est fini. Ce serait sans doute le cas avec un dosage très faible, mais normalement on peut aller beaucoup plus loin il me semble, non ?

Je dis ça car j'ai parfois l'impression de m'éclater plus sur les infusions tardives, quand la jeunesse de la feuille réapparait. En même temps, je ne connais pas ces thés là...

Julien ÉLIE a dit…

Je te rejoins aussi sur ce point (infusions tardives), David. Mais je crois avoir parfois lu que Sébastien n'est pas fan des infusions froides…
Une nouvelle habitude à prendre :-)

Nicolas a dit…

"Je dis ça car j'ai parfois l'impression de m'éclater plus sur les infusions tardives, quand la jeunesse de la feuille réapparait."
-> C'est comme si tu tombais sur une harmonique du thé ?

Si c'est le cas, je bûche sur le sujet actuellement.

;-))

Nicolas

Olivier a dit…

Sympa cette série d'éjaculations de théières...

Tes photos, qui ont toujours étés très belles sont décidément de plus en plus magnifiques, et visiblement ta technique photo évolue de paire avec la qualité de ton palais, bravo..

Après "se rendre compte que l'on a commencé à se faire le palais" et "être blasé et devenir difficile" sont deux choses dans le fond distinctes... et ce qui les lie (ou ne les lie pas) n'est plus de l'ordre de la technique, de la qualité de tes capacités à décortiquer un thé, mais plus de l'approche, de l'état d'esprit lorsque tu bois...

A trop décortiquer, on en vient vite à ne plus savoir apprécier et à placer des thés prétendus semblables sur des échelles de valheur... (c'est d'ailleurs le cas pour beaucoup d'autres domaines que le thé, comme par exemple le cinéma, ou l'appréciation systématique par la comparaison empêche souvent la véritable perception)... et arrivé à un certain niveau technique, on n'arrive parfois plus à simplement prendre du plaisir dans la dégustation...

...c'est peut être à ce moment qu'il faut commencer à regarder ailleurs, ou autrement, à chercher le véritable caractère ou le charme de tel ou tel thé, ce qu'ils ont d'appréciable et de singulier, au delà de leur similitude avec tel ou tel autre...

Heureusement la route est longue, et il y'a de nombreuses manières d'appréhender le thé...

Au passage, Anning est l'empacement de l'usine Haiwan, dans la banlieue de Kunming, si c'est là que ce thé a été pressé, et il n'y a par contre pas de thé qui pousse à Anning (et les thés de Haiwan proviennent dans la quasi totalité des cas de Menghai)...

Bonne route!

Olivier a dit…

(Oups, Je voulais dire "les thés de Haiwan proviennent dans la quasi totalité des cas du Xishuangbanna", désolé, j'aurais du relire avant de cliquer)

Nicolas a dit…

@ Olivier

"Se rendre compte que l'on a commencé à se faire le palais" et "être blasé et devenir difficile" sont effectivement deux choses bien distinctes.

Mais bon quand un thé manque de résineux, de complexité, de présence et d'amplitude, il ne reste que le gustatif et l'olfactif ! Alors bon c'est vrai on peut papilloner autour de cela en diversifiant les thés. Mais au bout d'un moment cela devient ennuyeux pour ne pas dire vraiment vraiment vraiment ennuyeux.

Nicolas

Sébastien a dit…

Merci @ tous pour vos petits messages.

Je vous rassure, je ne suis pas si "blasé" que ça. Je mesure la chance que j'ai eu de pouvoir goûter autant de petites merveilles, mais du coup c'était peut-être trop. Ou trop vite. Ou trop bon.

J'ai pu faire un sacré bout de chemin - en accéléré - avec tous ces thés fabuleux, mais j'ai sans doute perdu quelque chose en contrepartie : de la spontanéité, du feeling, du plaisir aussi peut-être.

Je te rejoins sur ce point Olivier : c'est peut-être le moment de regarder ailleurs ou autrement, et j'ai bien l'impression d'être au début de ce "changement de cap" : je décortique de moins en moins, et je voudrais davantage profiter d'une dégustation dans le calme, sans la "contrainte" du compte-rendu illustré sur le blog. Néanmoins j'ai du mal à le lâcher car c'est la seule trace que je garde des thés que j'ai goûtés (je n'ai pas de petit carnet) et il me sert de référence. Il commence également à accumuler pas mal de beaux souvenirs, et je souhaite continuer en ce sens. Difficile cependant de trouver le juste milieu entre le "je décortique telle ou telle antiquité précieuse" qui finalement n'a pas vraiment d'intérêt pour d'autres que moi car les thés en question ne sont souvent plus disponibles (ou alors très chers) et le "je prends du plaisir en buvant mes p'tits thés tranquilles tout seul dans mon coin" mais dans ce cas j'arrête ce blog.

Ma démarche n'est pas vraiment réfléchie, je continue de faire tout ça un peu au feeling (malgré l'utilisation de la balance ;) et je reconnais que les retours que je peux avoir de votre part à tous grâce à ce blog me permettent certaines fois de me remettre en question ou tout du moins de me "poser" pour réfléchir un peu à tout ça. C'est surtout ça qui fait sa richesse - en plus de son côté bloc notes.

Je te rejoins aussi Philippe : je vais me plonger avec bonheur dans les thés verts primeurs chinois, et il est fort probable que je succombe sous peu à l'appel des thés verts japonais. Je ne compte pas "m'enfermer" dans les pu erh, même si à ce jour c'est vraiment cette famille de thés qui m'a le plus enthousiasmé par sa richesse, sa diversité et son pouvoir évocateur.

"Sympa cette série d'éjaculations de théières..."

Ah ben quand même ! Je me demandais si quelqu'un allait oser faire la réflexion :)
Ça fait un moment que je voulais prendre ça en photo, les petites gouttelettes que la théière expulse lorsque l'on replace le couvercle un peu vigoureusement. Mais pour le coup, j'ai un peu forcé la chose et les clichés sont vraiment suggestifs :)

Pour ce qui est de "pousser" les infusions, je vais généralement jusqu'à la douzaine, mais j'avoue ne pas être fan du pu erh froid... Je passe sans doute à côté de quelque chose, je vais réessayer. Sur plusieurs jours, pourquoi pas. Cela n'a un intérêt que pour les vieilleries j'imagine, pour les jeunots je n'en vois pas l'utilité. Pour le prochain vieux shengpu, je ferai le test sur 2 ou 3 jours, histoire de ne pas mourir idiot.

David a dit…

Plusieurs choses abordées, toutes intéressantes.

Les photos : je pense qu'on ne t'en a pas parlé parce qu'on est tous jaloux : ;-)

Infusions poussées : oui vraiment essaye. On ne jette pas dans l'évier le dernier tiers d'une bouteille de vin... Si t'aime pas, envoies moi les feuilles ! ^^

Blog : là tu touches un sujet très intéressant. Il y a une dimension altruiste à partager ses expériences et aussi un intérêt personnel surtout quand on débute à avoir des retours, des conseils, d'autres visions des choses. Mais se forcer est certainement une erreur : tu te dégoutes, et ta passion en prend un coup également. Mieux vaut viser la durée que la fréquence, du moins c'est ce que je pense et ce que je fais. Sois plus égoïste, garde certains moments pour toi, range ton appareil photo car il te sort du moment, de ta concentration.

Crois moi au bout du compte on préfèrera tous te lire moins souvent mais plus longtemps au final.

@ Nicolas : harmonique de thé, je pense qu'il me faudra attendre de lire ton article pour voir ce qui se cache derrière cette expression.

Nicolas a dit…

Ben pour l'article sur les harmoniques du thé, faudra attendre encore pas mal. Cela reste encore expérimental dans mes conceptions.

Mais la définition du mot harmonique est parlante en soi : "une composante multiple de la fréquence fondamentale", sauf que ici je remplace fréquence par gustatif.

Ce qui nous donne : "une composante multiple du gustatif fondamentale".

Cela intervient dans certain thé comprenant des mélanges. Ces thés mal pensés sont en conflit et en déséquilibre énergétique. Il ont difficulté à trouver une harmonie. Aussi il n'est pas rare qu'il apparaisse (en fin de cession) une résurgence du gustatif. C'est à dire une harmonique.

Ouuuuf, je crois que j'ai réussi à évoquer le fond de ma pensée.

Allez je vais me prendre une aspirine ;)

Bons thés à tous
Nicolas

Julien ÉLIE a dit…

quand tu reviendras aux violons de ces merveilles du Temps

J'ai souvent pu lire, Philippe, cette expression sur ton blog : les violons. À quoi fait-elle allusion au juste ? J'avais l'impression que c'était la fougue de la jeunesse que l'on peut retrouver dans du sheng cha, même vieux, mais ne suis finalement pas si sûr du sens que tu donnes aux violons


il est fort probable que je succombe sous peu à l'appel des thés verts japonais

Je te souhaite tout plein de découvertes et de plaisirs. N'hésite pas à essayer les thés de Florent sur www.thes-du-japon.com ! Ce sont de pures merveilles. Son Asatsuyu et son kama-iri cha sont tout bonnement magnifiques, entre autres.

Je plussoie sur la remarque de David au sujet de la continuité de ton blog dans la durée.

Il me tarde, Nicolas, de lire ton article sur les harmoniques, ou comment faire entrer le thé en résonance. Gong !
Le courant tellurique dont tu avais parlé dans Le caractère changeant du pu'er intervient-il dans la présence d'harmoniques, et là où elles se situent ?
Lors de la dégustation d'un Dan Cong (pour ne citer que cette famille de thés), les harmoniques sont-elles exactement aux endroits où, si tu bois, une note de tête se dégage clairement — et sera différente à chaque infusion successive ?
Cela expliquerait pourquoi on tombe parfois, "par chance" sur une très belle tasse à boire : pile poil sur une harmonique. Alors que la plupart du temps, on tombe sur une liqueur… inharmonique ! et on se demande pourquoi c'était si bon la dernière fois…
Si le thé a une fréquence fondamentale de qualité, quel délice de tomber sur une harmonique. Je ne comprends en revanche pas pourquoi tu parles surtout des thés avec mélanges. Bon, j'attendrai ton article prochain à ce sujet pour plus de détails.

Philippe de Bordeaux a dit…

Cher Julien,

Je fais souvent allusion à la Musique pour évoquer des Thés.

Les violons,oui par le coté de la sonorité pointue,dans des notes plutôt fines et aiguës : ainsi le Mi Di d'Akira ou la Badashan 2004 Sheng de Lionel Cave à Thé; on est sur du jeune qui m'évoque des notes de têtes fines,vives;fruité exotique ...ainsi viennent les violons!
Mais il est vrai que je pourrais aussi évoquer parfois du vieux Sheng telle la brique 1992 Xiaguan et parler de violons : mm si les notes de tête seront très différentes des jeunes précédents : ce serait plutôt alors dans ce cas du stradivarius ou mm mieux un violoncelle voir une contrebasse!
Je ne te cache pas aussi que le coté olfactif et visuel des ces instruments au bois nobles m'y font penser : pénétrer une fois dans sa vie dans un atelier de luthier et ses odeurs de bois peuvent également m'évoquer le bon pu erh.(mais une champignonnière aussi!)
Le thé c'est une Musique à part entière pour moi : parfois des accords justes(&faux); des harmoniques amples larges généreuses de basse à la Jaco Pastorius mais c'est assez rare...bref une résonance.
D'autres évoqueront la Peinture et ses couleurs pour décrire un thé moi ce sont des instruments à cordes notamment pour le pu erh...
D'ailleurs depuis peu je me prosterne devant mon Cha dans le Silence:il est vrai qu'il y a encore peu de temps je ne pouvais concevoir un Gung Fu Cha sans un bon fond musical;à présent c'est silence silence et silence car j'ai appris&compris qu'il n'y a rien de mieux comme condition pour faire résonner un Thé:et c'est pourquoi rien n'est figé avec le cha et sa Voie et que de surprises en surprises le thé nous apprend tellement de choses sur le Monde & la Vie.
(désolé pour la longueur Sébastien je te passe le bon jour)

. PHILIPPE .

Sébastien a dit…

un Philippe très matinal (ou vraiment couche-tard), et très inspiré !
ta digression théomusicale me parle beaucoup, notamment pour le violoncelle, un instrument vraiment fabuleux (et terriblement difficile) qui s'accorde à merveille avec les vieux pu erh, et pour le Silence qui, comme l'espace, est aujourd'hui un luxe suprême...
bonne journée !

Philippe de Bordeaux a dit…

Chouette réponse Cher Sébastien,

Je suis un couche tard & lève tôt;je dors peu...par contre une sieste de 20min parfois dans l'aprem quand c'est possible.

Joues tu d'un instrument et notamment du violoncelle?

Le silence en effet un Luxe car même dans le silence il peut y avoir beaucoup de bruit en Toi et là c'est gênant pour tout. Un Perturbateur à la la concentration.

Je voudrais revenir sur une chose précise sur ton blog:
Pourrais tu à l'avenir nous indiquer env.le grammage que tu utilises car tu nous donnes les Temps d'infus,la contenance on devine;ce sera plus simple pour comprendre tes impressions.
Car comme je suis un fidèle de ton blog; je me souviens bien de la présentation d'une balance électronique similaire à la mienne: le mieux est de s'en passer mais pour le pu erh c'est parfois compliqué de déterminer à l'œil ce fameux grammage.

Merci pour ta réponse.

à bientôt.

. PHILIPPE .

Sébastien a dit…

Merci pour ta fidélité ;)
Pour les grammes, je mets en général 4g pour les sheng, qui représentent quand même la grosse majorité des thés dont j'ai eu l'occasion de parler. Parfois un peu plus, parfois un peu moins, mais ça reste dans ces eaux là.

à bientôt !

Olivier a dit…

le mieux est de s'en passer mais pour le pu erh c'est parfois compliqué de déterminer à l'œil ce fameux grammage

En même temps en Chine, on mesure généralement le thé à l'oeil... et ce dans les deux sens du terme. Tout d'abord en volume (visuel) de feuilles par rapport au volume (visuel) du contenant, mais aussi bien sur au ressentit, c'est à dire sans avoir recours à un quelconque outil de mesure...

En effet le grammage sera alors plus grand ou plus petit notamment selon la compression du thé... mais sachant que de toute manière tu doseras chaque thé en fonction de son caractère, le recours au poid n'est absolument pas nécessaire.

(on peut d'ailleur noter la spécificité du thé pour celà, alors que notamment les liquides, comme l'alcool se mesurent ici en poid et non en volume!)

(Mais bon sébastien sais bien ce que je pense des balances ;) )

Après il y'a pour moi deux choses à en tirer. La première c'est bien sur que à l'usage on acquiert une conaissance induite et ressentie, de l'ordre de réflexe, des connexions qui se font progressivement et au fil des infusions entre tel choix, tel dosage, et le résultat, que l'usage d'une machine, et le passage à une donnée chifrée ralentil voir stérilise.

Ensuite qu'on a tendance dans nos société à ne plus faire confiance à la précisions de nos sens.

(Une petite expérience amusante concernant la précision de l'oeil, prend un jeu de 54 cartes, une lame de rasoir, tiens le paquet fermement, et a une certaine distance, coupe au milieux, sans mesure mais en te concentrant, compte les cartes des deux paquets, tu seras étonné de ce que tu es capable sans la moindre mesure là ou d'ailleurs une mesure demandrait du matértiel de haute précision...)

Bons thés...

Nicolas a dit…

"Ensuite qu'on a tendance dans nos société à ne plus faire confiance à la précisions de nos sens."
-> Entierement d'accord avec toi.

Nicolas

Nicolas a dit…

Oups, je me rends compte d'avoir oublié les questions de Julien...

Les harminiques on verra ça plus tard comme je l'ai déjà cité.

Maintenant pour en revenir au Dan Cong, vu que c'est d'actualité.
-> Je fais passer la réussite gustative d'un Dan Cong de qualité par la notion du point d'équilibre d'une infusion. (Voir mon article "Top infusion" d'avril 2010 qui sera prochainement remis à jour et complété.)

Voilà, j'en dis pas plus pour conserver le mystère sur la blogosphère.

Nicolas

Sébastien a dit…

"Mais bon sébastien sait bien ce que je pense des balances ;)"

oui oui ^^

Dans le fond, je sais que c'est toi qui a raison. Je persiste (mollement) pour les thés verts, un peu plus sensibles aux variations de T° et de grammage (ou bien alors c'est que je m'y prends mal), mais pour les pu erh on peut tout à fait s'en passer, ce que j'ai d'ailleurs fait pendant longtemps. Le jour où je me suis rendu compte que je sur-dosais maladivement quasi-systématiquement, je me suis dit qu'une balance allait me permettre de retrouver le sens de la mesure. Eh bien maintenant c'est fait. J'ai arrêté de mettre 8 à 10g de pu erh dans ma théière et je ne m'en porte que mieux.
Maintenant, il faut que je l'oublie un peu (la balance) et que je me fie à mon instinct.

"on a tendance dans nos société à ne plus faire confiance à la précisions de nos sens"

c'est pas moi qui dirai le contraire...

Julien ÉLIE a dit…

C'était bon, pas exceptionnel mais sans défaut, un bon p'tit pu erh quoi.

Je viens de goûter ce thé ; je te remercie au passage pour l'échantillon.
Je pense que cette phrase le résume bien. Pas de défaut, mais rien qui ne m'attire plus que cela. Il avait l'air un peu mou et sans vie. Une sensation bizarre.

La galette 40 est quand même plus intéressante : une touche de verdeur lui donne un peu plus de vie et de complexité.