Deux petits grammes d'un Tie Kuan Yin torréfié (printemps 2008, Fujian), celui proposé par Stéphane sur son site.
Les wulong torréfiés ne sont pas ceux que j'affectionne le plus, c'est un euphémisme. Les feuilles de celui-ci, assez petites, dégagent sans surprise un très fort parfum de torréfaction. Il y a certainement des nuances que je ne perçois pas, je dois dire que j'ai beaucoup de mal avec ces notes de grillé.
J'ai infusé ce thé en zhong, seulement trois fois mais sur des durées assez longues car je n'en avais que 2 grammes.
Je ne sais pas si c'est dû à ce mode d'infusion (peu, mais longtemps), mais je dois avouer que ce TKY torréfié a presque failli me réconcilier avec les wulong grillés.
Pour une fois, cette note de torréfaction - pourtant extrêmement présente et envahissante - ne m'a pas saisi la bouche de manière désagréable. Plus subtile, moins "cramée", cette note a également laissé d'autres arômes s'exprimer (chocolat, quelque chose de lacté ou beurré, noisettes grillées...).
Ce qui m'a le plus agréablement surpris, c'est que malgré des infusions longues, la liqueur est restée relativement douce. La note de torréfaction, puissante, ne s'établit pas en bouche avec force : pas d'amertume, pas d'astringence, pas de liqueur "chargée". Le thé reste très pur, presque naturel, et étonnamment doux malgré cette écrasante note de torréfaction.
Ce n'est toujours pas le type de thé que je bois avec grand plaisir, mais je dois bien avouer que ce Tie Kuan Yin torréfié est très bon. Pas à mon goût, mais comparé à d'autres TKY "antiques" ou multi-torréfiés, y'a pas photo, celui de Stéphane est le seul - pour l'instant - qui a failli me réconcilier avec cette famille de thés.
Merci à Nicolas pour l'échantillon !
Tie Kuan Yin torréfié







