4 nov. 2010

An Hua Hei Cha


Un thé de chez Thés de Chine qui m'intriguait suffisamment pour que j'en prenne 50g pour goûter cette curiosité de la nature. En effet, il s'agit d'un thé dont le processus de fabrication s'apparente au pu erh (mais il n'en a pas le nom car il n'est pas produit dans le Yunnan) et qui est fumé lors des dernières étapes.


[Du coup je n'ai aucune idée de la "catégorie" dans laquelle je dois ranger ce thé. Des avis ? Quelqu'un connait ce An Hua Hei Cha ?]

Un genre de pu erh fumé quoi ! J'adore les thés fumés (même si je n'en bois presque plus actuellement : trop de pu erh à boire) et je suis devenu addict aux pu erh donc hop, dégustation !

Un petit coup de sniff dans le sachet, c'est assez étonnant : ça sent le ... pu erh fumé. Une odeur de fumé donc, qui n'a pourtant rien à voir avec les Lapsang Souchong que j'ai déjà bus par le passé : un fumé léger et paradoxalement assez "frais", presque "mentholé". Et à côté de ça, en-dessous, des petits parfums boisés qui ne sont pas sans rappeler les sheng cha.

Petits morceaux de feuilles, quelques rares feuilles plus longues, le tout dans des tons de marron clair à noir, et des morceaux de tiges accompagnés de quelques OVNI (objets végétaux non identifiés).

Rinçage express, infusion.



Bon, autant le dire tout de suite, ça n'a pas vraiment le goût d'un pu erh. Ce qui ressort surtout, c'est le fumé. Un fumé léger et agréable, pas trop envahissant ni monolithique. À côté de ça, il y a quand même bien un petit quelque chose de pu erh : sur l'impression qui reste en bouche après la déglutition, sur la texture ou je sais pas trop quoi mais ça ressemble effectivement à un pu erh.

Sur les dernières infusions, les notes de fumé deviennent discrètes et subtiles, et je retrouve davantage la rondeur et le côté presque sucré de certains pu erh que sur les infusions initiales. Je dois avouer que c'est plutôt bon.

Alors que penser de ce thé hybride ?? Je ne sais pas trop. Tout ce que je sais c'est que je l'ai plutôt bien apprécié, j'aurais même fait quelques infusions supplémentaires si il avait tenu un peu plus la distance (car ce thé n'a pas l'endurance d'un pu erh). Je le boirai sans avoir à me forcer, loin de là, mais je ne pense pas le ranger à côté de mes bonnes galettes.


Dans le zhong, des feuilles qui ressemblent beaucoup à des feuilles de pu erh, d'une couleur cependant un peu douteuse pour appartenir à cette famille. Mais de vrais grands morceaux de feuille tout de même !

[Rien à voir : y'a la télé qui tourne en fond derrière moi et j'ai entendu "pu erh millésimé 1983". Je tourne la tête, et je me rends compte avec horreur et stupéfaction que dans une émission culinaire (qui est à la gastronomie ce que le JT de JP Pernaut est au journalisme) les candidats au pactole vont subir une épreuve dans laquelle ils doivent (ou peuvent?) inclure un "pu erh millésimé 1983" dans leur recette... Bonus : dans la liste des ingrédients qui apparait sur la boîte à cons, ils ont inscrit "thé vert chinois". Pfff. Mais personne ne lit mon blog chez TF1 ?? Misèèèèreuh, misèèèèèreuh.]

4 commentaires:

emmanuel a dit…

catégorie "Hei Cha" (Thé noir) je pense...

Sébastien a dit…

ah oui, maintenant que tu le dis... Merci c'est corrigé, il fallait lire Hei et pas Hai. En même temps c'était tellement mal écrit ^_^

Nicolas a dit…

Zoou -> Babelcarp :
http://www.panix.com/~perin/babelcarp.html

Avec les mots suivant :
An Hua
Hei Cha

Nicolas

Anonyme a dit…

Les Hei cha et les Pu erh font tout les deux partie des només "Dark teas".
La difference: l'origine (comme tu as dit), la varieté de la plante (pu erh: yunnan daye, Hei cha: anhua yun tai daye) et les bacteries qui agissent pour faire la fermentation (j'ai les noms mais ils sont trop longs), le hei cha est roulé deux fois (avec la fermentation entre ces deux temps), le pu erh juste une fois...

D'ailleurs je cherche un fournisseur européen du thé "dark rose tea", c'est un Hei cha avec quelques pétales de rose, trés bon, si quelqu'un connaisse ...

Merci, bravo pour ton blog!
Aye